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(photo de pas-touche, une chienne merveilleuse, coquine qui m'a tant accompagné en motagne)

Ange merveilleux et nocturne, qu’est l’élément nécessaire à l’écriture poétique, descend dans mon esprit au début de la nuit. Il est vrai que ce n ‘est que durant la nuit que les âmes comme la mienne brillent comme des étoiles.

Ma main prend vie : dans cette solitude nocturne, ma main et ma plume s’épousent en laissant leur témoignage divin sur le papier humain. Le langage, le dessin, tout ressort la nuit. Tel le dit Louis Scutenaire, « l’inconscient se venge la nuit ». L’espérance, la vengeance, tout prend sa forme dans son vrai aspect.

            Les mots, les ravissant mots viennent en flots, passent par ma tête, glissent dans mes mains et apparaissent sur papier en traversant la bien aimée plume.Bien de choses arrivent la nuit qui ne peuvent subir le jour par prudence et par pudeur. En effet la reine des facultés chère à Baudelaire a toutes les vertus d’une bonne sœur le jour, mais sa vraie nature fantastique et mystique apparaît dans les ténèbres magiques de la voile de Mme nocturne.

            La nuit tout me paraît possible, j’imagine, je désire et tous mes vœux remontent en surface. Je rédige, je place des mots quelconques dans un cahier, j’écris tout ce que je veux, mais mes récits ainsi nés ne voient pas la couleur sombre de la journée. Disons que toute la modernisation de la planète a contribuée à ma haine envers le présent. Seule la nuit me permet de m’échapper un petit temps de temps en temps…

 

            Sur ce blog, j'ai publié des poèmes, des réçits, des épisodes de romans même que j'ai écrit il y a quelque temps pour amuser des amies. J'espère que vous les apprécierez.

J'ai également publié des dossiers, des exposés que j'ai du faire cette année, et qui, j'espère vous seront utile en ce qui concerne la banque, et bientôt également l'économie, si j'ai le temps de m'en occuper pour cette partie... 

Passez un bon et agréable moment sur ce blog qui parle de faits divers et variés, que mes récits vous plaisent et mes dossiers vous soient de quelque utilité, (je l'espère de tout coeur)... 

 

Les dossiers que je met en ligne ne sont fait que pour vous donner un piste de recherche, et non pour être copié sauvagement!

Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 15:32

Pour le casse-tête de la semaine proposé par Lajemy, le sujet est l'Europe.

 

Je pourrai vous parlez de bien des choses concernant ce sujet. Etant Belge, habitant en France, la libre circulation au sein de l'Union Européenne m'a permis d'échapper à beaucoup de papelards. Pourtant, ce n'est point le libre échange européen que je vais décrire ici, bien au contraire. J'aimerai vous faire partager une nouvelle concernant la crise Européenne que j'ai écrite il y a plus d'un an. Bonne lecture à vous!

 

La peur

 

Héraclite d’Ephèse a dit que « des choses répandues au hasard, le plus belle ordre, l’ordre du monde », mais si c’était vrai, que le hasard fait la beauté, elle aurait toujours été à ses côtés, et non à souffrir de la cruelle solitude, et de cette crise qui hante le pays tout entier…

 

La force de Poséidon, la sagesse d’Athéna ! L’opposition de ces deux divinités ! Voilà ce qui monte des entrailles d’Athènes. Voilà ce que murmure l’acropole vieux de l’Antiquité grecque !

Avant, la ville était gouverné par l’ancienne démocratie, et la sagesse divine. Maintenant, dans la Grèce où j’habite actuellement, la crise fait rage.

C’est tellement dommage de perdre la beauté de la ville dans cette révolte dû aux mensonges de politiciens ! Le sort de la Grèce n’appartenait plus à la Grèce, mais à l’Europe, et au FMI. Voilà ce que devint ce monde mythique : oublié par le temps, et remplacé par la modernité…

 

C’est à l’automne 2009, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire de la Grèce – 12,7% du produit intérieur brut (PIB), et non 6% - les marchés perdent confiance. Or tout le système monétaire repose sur la confiance, si la confiance n’y est plus, une monnaie n’a plus de raison d’exister, car elle n’a plus de valeur.

En plus, d’après la règle européenne : il y a 3% du PIB prévu pour le déficit public, 60% du PIB pour la dette. Cette règle est instaurée depuis 17 ans, c'est-à-dire depuis 1993. Malheureusement, cette règle ne tint pas compte du fait que l’économie ne reste pas figé, donc, les règles économiques ne restent pas vrai pour toujours : les temps changent, et les règles doivent suivre…

Ô Athéna, déesse de cette capitale grecque, venez-nous en aide ! Donnez-nous la force de changer des règles européennes !

À cause de la défiance des investisseurs, les maisons de notations qu’on pourrait qualifier de Moires obligataires, de Moires notant le sort des obligations ; ont baissé la note de la dette grecque !

On a tout d’abord Fitch Ratings qu’on pourrait comparer à « la fileuse », « la belle vieille » Clotho ; parce que le sort des obligations grecques est d’abord passé entre ses mains, dans ses ordinateurs, dans ses feuilles de notation. En effet, le 8 décembre, Fitch Ratings dite Clotho, dégrade sa note financière pour la Grèce de A- à BBB+.

En deuxième lieu on a : Standards & Poor’s qu’on pourrait rapprocher de « la répartitrice » Lachésis. Lachésis est la Moire qui met le fil sur le fuseau. Ses vêtements sont quelques fois parsemés d’étoiles, et on la reconnait au grand nombre de fuseaux épars autour d’elle. Ses draperies sont couleur rose. C’est Clotho qui lui passe les fuseaux qu’elle a fait. C’est à la suite de la dégradation notifiée par Fitch Ratings, que Standard & Poor’s abaisse sa note de A- en BBB+  le 16 décembre; avant de mettre le problème de la valeur des obligations grecques au devant pour Moody’s.

En dernier lieu se trouve Moody’s: « l’Inévitable » Atropos. Cette vieille dame coupe impitoyablement le fil qui mesure la durée de la vie de chaque mortel. Elle est représentée comme la plus âgée des trois sœurs, avec un vêtement noir et lugubre ; près d’elle, on voit plusieurs pelotons de fil plus ou moins garnis, suivant la longueur, ou la brièveté de la vie mortelle qu’ils mesurent. C’est elle qui au final en finira avec la valeur en abaissant sa note de A1 à A2 le 22 décembre.

Ce sont ses maisons de notations, ces Moires qui en ont fini avec la confiance dans les obligations, ce sont elles à l’origine de la crise grecque !

Ô Athéna, protectrice de cette ville où je me trouve, toute triste de ma perte, et désespéré par cette crise dans laquelle je me trouve ; sauvez nous ! Je vous supplie : sauvez-nous !

Le 14 janvier, le gouvernement prévoit de ramener son déficit à 2,8% du PIB en 2012 afin de respecter le pacte de stabilité et de croissance. Mais de qui se moquent-ils ? Un peuple ne peut faire chuter son déficit aussi hâtivement ! Veulent-ils donc que le peuple crève de faim ?!

Athéna, vous-même avez offert la prospérité au peuple athénien, pourquoi n’êtes-vous pas là afin de sauver vos sujets ?

Le 20 janvier, les titres de la dette grecque, c'est-à-dire les obligations à 5 ans sont sursouscrites, mais le différentiel avec les taux allemands augmente. La Grèce ne peut donc plus emprunter, sinon avec des taux suicidaires. La Grèce doit avouer sa perte.

Mais qui est donc vraiment à l’origine de cette crise ? La Grèce certes, les établissements de notations certes… mais encore ? Goldman Sachs, établissement financier américain !

C’est le problème de la spéculation et les fameux Credit Defaults Swaps : CDS pour faire court.

Le problème de la Grèce, c’est dû aux CDS, l’outil de la spéculation. Le CDS est une assurance, un outil pratique, qui est contracté à titre privé afin de s’assurer contre un défaut de paiement de quelqu’un. Cependant, l’utilisation qu’on peut en faire peut s’avérer être dangereuse. L’acheteur d’un CDS doit payer chaque année une prime ; or plus le risque est élevé, plus la prime est élevée. Quand le débiteur présente un risque faible, les primes à payer sont faibles. Cependant : c’est un risque perçu !

Quand on achète des obligations, on peut souscrire à une assurance contre la perte de valeur de l’obligation, et c’est ce qu’a fait Goldman Sachs. La Grèce s’était tournée vers cette banque d’affaires aux Etats-Unis afin de recevoir de l’aide financièrement.

Malencontreusement, cette stratégie s’est avérée être néfaste, catastrophique même pour ce beau pays mythique.

En général, les acheteurs des CDS sont des Hedge Funds, et les banques d’affaires comme Goldman Sachs. Les vendeurs sont des grandes banques d’investissements, et des assureurs.

Ô Athéna, pourquoi existe-t-il des arnaqueurs ? Il y a partout dans ce monde des personnes qui arnaquent les assurances. On casse sa voiture afin de récupérer la prime. Mais après, on risque qu’aucune assurance ne veut encore le prendre. Malheureusement, sur les marchés financiers, on peut assurer une défaillance jusqu’à dix fois ; mais après se pose le problème de la faillite, la défaillance qu’il faut créer presque… car ainsi seulement, on touche le pactole !

Goldman Sachs en a profité : il a créé la crise grecque ! Il avait acheté des obligations grecque, et les avait assuré, car il connaissait le montant de la dette réelle ! Les CDS de leur côté, n’ont pas intérêt que les entreprises, les sociétés, les actions, les obligations font faillite.

Avec la défiance suite à la révélation de la véritable dette grecque, le CDS qui était de 1,2% en octobre 2009 de la valeur de l’obligation grecque a augmenté.

On peut s’assurer de 2 façons : sur la faillite, et sur la dépréciation de la valeur de l’obligation.

Il faut dire que le CDS en lui-même est très utile, mais on en fait une utilisation abusive.

Goldman Sachs a achetés pleins de CDS sur les obligations grecques, sans en acheter, puis a fait exploser la bulle spéculative, puis a revendu ses CDS, car les prix d’assurance ont explosés. En effet, avec la loi économique, si la demande est plus forte que l’offre, le prix augmente fortement.

Depuis la rentrée dans l’euro de la Grèce, ces coûts de production ont augmenté de 65% ! Pour la France de 33%, et pour l’Allemagne seulement de 5%. Je comprends pourquoi Angela MERKEL doit faire montrer que l’Allemagne laisse tomber, sans vraiment laisser tomber. Elle doit créer assez de peur dans l’esprit des grecques afin qu’ils fassent un réel effort. Il faut dire que mon pays ne compte « que » 6 millionnaires sur son territoire !

Je dois avouer que j’avais peur pour ma patrie, avec la politique de récession mise en place afin de tenter remédier à la dette, le gouvernement coupe court à la croissance à court terme ! J’ai peur, très peur pour mon pays. Je ne sais pas comment on peut sortir de cette crise infernale…

En plus, avec la politique de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui lutte contre l’inflation, et ne veut donc pas baisser la valeur de l’euro… Nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

Athéna, vous qui nous avez donnez l’olivier afin d’assurer notre prospérité, que faites-vous donc afin de nous sauver à l’heure actuelle ?

 

J’aurais bien aimé parler de cette crise avec mes amis, mais ceux-ci ne me parlaient plus depuis quelque temps. J’aurais tant voulu leur dire :

-      « J’ai cette appréhension liée à la situation déplaisante qu’est la crise qui me hante. j’arrive à peine à dormir avec le manque de mon amour, et la crise. »

Mais ils n’étaient pas là afin de me réconforter, j’étais toute seule, loin de Leandros, loin de mes amis…

Assis sur mon lit, le regard perdu dans le vide, je pensais comment m’en sortir de cette crise infernale que traversa le pays, mais également de cette crise émotionnelle par la perte de Leandros que je traversais seule. Il y avait tant de questions qui restaient inexpliquées…

J’avais peur de ce que me réservait l’avenir, j’avais peur…

 

Le lendemain, la première chose qui attira mon attention fut la légende de la fondation de cette splendide ville d’Athènes…

Athènes, Athéna… je vous vénère depuis toujours, alors venez à mon secours je vous prie. Aidez-moi à vaincre ma peur !

Baruch Spinoza a dit que : « la peur ne peut se passer de l’espoir, et l’espoir de la peur ». Puis-je donc espérer de sortir intact de la crise ? Puis-je donc espérer retrouver Leandros un jour ?

 

 

Par Lotje_a - Publié dans : Nouvelles - Communauté : LE CASSE TETE DE LA SEMAINE
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Samedi 30 juillet 2011 6 30 /07 /Juil /2011 15:00

L’inconnue (suite Le Hasard)

 

Entrainée dans un tourbillon de mystères, elle n’attendit qu’une chose : que dame Fortune vint à son secours et la remit en présence de son seul et unique amour… Une inconnue viendra-t-elle lui éclairer le chemin à suivre?

 

Voilà six mois que j’habite avec cette pensée : être toujours seule, abandonnée de tous… Non, c’est faux : je suis toujours en présence de l’ingrate et froide dame Solitude ; et n’oublions point l’ignoble dame Tristesse… être toujours glacée en leur présence, toujours courbée sous leur poids.

Autrefois ; - car l’évènement fortuit me semble récent et ancien à la fois – autrefois, j’étais une jeune femme insouciante comme tant d’autres. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée à soi. Mon esprit, jeune et riche, était rempli par la mythologie grecque. Il s’amusait à me promener dans ces temps anciens.. il s’amusait à me montrer des décors tragiques sans ordre et sans fin, brodant d’innombrables, et inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe qu’est la vie.

Un jour, je vois se dérouler sous mes yeux la transformation des sept Pléïades, filles d’Atlas en étoiles. Elles se nomment Electre, Maïa, Stérope, Taygète, Mérope, Alcyone et Céléno. Divers héros et Dieux ont tenté de conquérir leur cœur, et ont échoués face à ces sept merveilles. Puis, elles se sont métamorphosés en étoiles suite au décès de leur père, ou comme certains le prétendent pour fuir la constance amoureuse d’Orion.

Un autre jour, je contemple en vision la destinée d’Orion, d’Hercule, d’Orphée, d’Ulysse, de Daphné, et tant d’autres encore…

C’étaient toujours des scènes héroïques dans mon imagination. Je pouvais laisser vagabonder mon esprit en toute liberté, même lorsque j’étais captive de ces vilaines émotions que sont la solitude et la tristesse.

Pourtant, réflexion faite, n’avais-je pas toujours été captive avant tout de cette mythologie ?

 

            Jean de la Fontaine a évoqué dans son œuvre La Jeune Veuve que : « Sur les ailes du Temps, la tristesse s’envole. »

Pendant près de six mois, j’ai tenté de suivre cette stratégie décrite par ce célèbre écrivain…

            A présent, impatiente d’oublier cette tragique aventure d’amour, cet amour intemporel que je portais en mon cœur, le souvenir de cet homme; je me lançais à la découverte de Delphes où ma sœur Faith me rejoindrait plus tard.

            Delphes, la ville appelée primitivement Pytho, lieu où le Dieu de la beauté et de la divination, Apollon avait établi son oracle…

            La légende dit qu’Apollon lui-même aurait fondé le sanctuaire de Delphes après avoir construit le temple de Délos. Le sanctuaire était alors gardé par un serpent nommé « Python », fils de Gaïa (la Terre) et gardien d’un oracle consacré à cette sainte Terre. Apollon, désireux d’établir un oracle pour guider les hommes, tua Python avec son arc et s’appropria l’oracle…

L’oracle…

Nietsche énonça dans ses Considérations inactuelles que : « Le verdict du passé est toujours le verdict d’un oracle. Vous ne le comprendrez que si vous êtes les architectes de l’avenir, les connaisseurs du présent. »

            L’oracle du dieu de la beauté et de la divination…

            Je sentis au plus profond de moi qu’il fallait absolument que je me rende à Delphes afin de comprendre au mieux ma situation. Afin de tenter de retrouver l’amour de ma vie !

 

Je pris mes bagages et me rendit directement sur ce fabuleux site archéologique, et mythique. Une fois arrivée sur place, je déposai avec hâte mes valises dans ma chambre d’hôtel, puis m’élançai à la visite de ce fameux sanctuaire…

J’errais dans les rues de Delphes à la recherche de l’oubli, à la recherche de cet amour éternel que j’avais égaré dans l’Antiquité. Mais, le peuple Grec ne croyait plus assez aux Dieux anciens, pour qu’ils aient la force de faire ce qu’il fallait pour que je puisse retrouver mon Leandros tant aimé…

J’y découvris quelques librairies intéressantes qui racontèrent les mythes d’Apollon à Delphes. Ces librairies m’apprirent que la légende d’Apollon et Daphné était de loin le plus célèbre, néanmoins, elle ne découla que de l’oracle pris par Apollon des griffes du Python.

En contemplant les livres dans une librairie, je découvris un homme. Il avait la même haute et imposante stature que mon fiancé jadis. Si je n’étais pas sûre et certaine que Leandros vivait dans une époque lointaine, c'est-à-dire, l’époque du grand savant Socrate… j’aurais juré que c’était lui.

Il était grand, musclé… je ne pus voir la couleur de ses yeux, ni son regard perçant; mais il avait quelque chose en moi qui me fis penser à un fauve…

            Je devais penser à autre chose, alors je retournais sur mes pas. Je rentrais à l’hôtel, et me mis à lire les informations que j’avais récoltés à l’office de tourisme concernant Delphes.

 

Le sanctuaire de Delphes, en effet, est « oraculaire » : la parole du dieu y est transmise aux hommes par l'intermédiaire de la Pythie, dont la tradition antique fait une jeune vierge inculte, installée sur un trépied placé dans une fosse oraculaire, l'adyton, juste au-dessus d'une fissure d'où les Anciens pensaient qu'émanaient des vapeurs toxiques ; la Pythie tient une branche de laurier (l'arbre du dieu Apollon) et une « phiale », récipient plat dépourvu d'anses, servant aux libations).

La consultation de l'oracle était au départ annuel : elle avait lieu le sept du mois Byzios (février-mars), jour de la fête d'Apollon. Elle se fit ensuite le sept de chaque mois durant la période de neuf mois où Apollon était censé occuper le site : ce jour fut nommé polyphthoos (« jour des multiples questions »).

Des rites précédaient la consultation : ils étaient accomplis en fonction de la prophétesse et requéraient la présence de deux prêtres. Ces derniers exerçaient leur charge à vie et étaient secondés par cinq hosioi qui maintenaient le culte, et deux prophètes.

Un de ces derniers assistait la Pythie, notamment en traduisant ses paroles afin que l’oracle rendu soit compréhensible. Les réponses du dieu étaient transmises en prose, et en vers sous forme d’hexamètres.

Dans le détail, on ignore si la Pythie était visible, aucun témoignage digne de confiance n'étant explicite sur la question. La tradition la plus courante rapporte cependant que la Pythie aurait été cachée par un voile et que le consultant ne pouvait la voir.

 

Lassée par ma lecture, vu que mes pensées continuèrent d’aller vers cet amour lointain, je me dirigeai vers ma fenêtre. C’est alors, dans la pénombre que je vis une femme, vêtue de vêtements de l’époque de l’Antiquité… mais de habits qui étaient devenus presque des loques. Vraisemblablement, elle ne sut pas trop où elle allait, et elle était mal au point. Je sortis de ma chambre, descendis les marches d’escaliers dans une hâte… et courus dans la rue la rejoindre…

Lorsque j’arrivais enfin à ses côtés, elle succomba à la fatigue, et s’évanouit dans mes bras. J’appelais à l’aide, je hurlais, je criais jusqu’à ce que quelqu’un m’entende, et m’aida à la porter jusqu’à chez le médecin le plus près.

À nouveau ce fut cet étranger qui m’aida, et je vis enfin son regard perçant, ses yeux dorés… et c’est alors que je sus: Leandros c’était réincarné. Malheureusement, son esprit ne semblait point se souvenir de moi. Mon cœur fut brisé par cette découverte. Cependant, j’avais d’autres affaires à gérer, comme aider cette femme évanouie dans mes bras.

Nous l’amenions chez un médecin présent dans l’hôtel. C’était un petit homme trapu, mais très savant dans l’art de guérir les cas les plus extrêmes. Il avait des joues creux, de fines lèvres, le nez fin, et une paire de lunettes cachant des yeux bizarres… Il ne m’inspirait guère confiance, d’où j’attendais dans la salle d’attente la fin de la visite médicale de cette étrangère. Et durant la longue attente, je commençai à me poser des questions…

Qui était-elle? Que fit-elle là? Pourquoi était elle vêtue comme les textes anciens nous décrivent les Pythies? Pourquoi le Hasard l’avait mis sur ma route, ou était-ce Apollon? Que devais-je comprendre?

Décidément, je n’y comprenais plus rien de rien.

 

Qu’avait dit déjà Baudelaire des Les Fleurs du Mal? “Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe? Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau.”

Dame Fortune m’aurait-elle donc envoyé une inconnue pour me guider dans ma recherche de l’être tant aimé, afin de m’apporter les informations tant convoitées?

 

 

 

Par Lotje_a - Publié dans : Nouvelles - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 19:32

Couplelove

Ma très chère Marie,

 

Ce n'est guère une blague que je vous écris. Pourtant, je t'en saurais gré de garder tout ceci secret: je t'en supplie même! Quoique... un jour ou l'autre, le monde devra reconnaître notre existence. Espérons alors que cela ne se passera pas comme à l'époque... les bûchers... Bref, je ne t'en dis pas plus long, j'ai encore tant de choses à te dire avant d'en arriver là...

Le crépuscule enveloppait la ville de l'amour, cette ville de romances qu'est Paris, lorsque je passais devant ce lieu culte de la musique: l'opéra... Je restais dans l'ombre, cachée aux yeux de tous, mais bien visible pour ses yeux d'une verdure sans pareille!

Lorsqu'enfin il arriva, la nuit noire, il vint vers moi et me demanda d'une voix rauque:

- "Vous êtes-vous perdue, gente demoiselle?

- Nullement, beua chevalier, je vous attendais.

- C'est que vous faites erreur alors.

- Nullement encore une fois. Je suis seule au monde, et je sais - veuillez me pardonner mon manque de retenue - que vous êtes ma destinée.

- Voulez-vous donc une destinée sombre et sans fin?

- Rester à vos côtés, ensembles à tout jamais, c'est tout ce qui compte à mes yeux."

Sur quoi, il me reprit dans ses bras. Il voulut pourtant me repousser sans jamais y parvenir. Dans son regard, je lus une violence inouie. L'espoir et le déespoir traversaient son visage. Il était perdu dans les tourments de son âme...

Je fermis les yeux, frémis à l'idée de ce qu'il pourrait arriver à l'insu de son combat intérieur... Je sentis qu'il éprouvait des sentiments pour moi, mais qu'en même temps, il ne voulait point me faire souffrir. Néanmoins, moi, tout ce que je voulais était de rester à ses côtés... Rester à ses côtés jusqu'à la fin de ma vie, rester à ses côtés jusqu'à la fin de mes jours...

Après quelques minutes, je rouvris mes yeux, et vis qu'il n'était plus là. J'avais senti un vague froissement de ses habits contre les miens, pourtant, je n'ai pas voulu croire au fait qu'il s'était volatilisé une nouvelle fois. Je ne voulais pas croire que j'étais toute seule à nouveau; je ne voulais pas croire...

A nouveau, je me mettais à courir afin de fuire, la réalité d'être laissée pour compte: toute seule dans la grande, énorme, gigantesque, immense ville de Paris... Je ne faisais pas attention à là où j'allais, et bientôt, au plus haut de ma stupeur, je découvris que j'étais dans les bas fonds de Paris. C'est un de ces quartiers sensibles pour lequel mon père et ton époux m'avaient tant prévenu!

C'est alors que je ralentissais afin de faire un peu plus gaffe à ce que je fis; sentir si j'étais suivie ou non... et ... non, on ne me suivais pas. Cependant, au carrefour prochain, trois hommes sortaient d'une taverne. Ils venaient d'être jetés à la rue par le patron. C'est peu dire qu'ils étaient en colère, et que par la suite, ils se décidèrent de se venger sur moi...

Ils me suivaient, je me remis à courir... J'arrivais même à atteindre l'opéra, désert à cette heure-là. C'est alors qu'ils me ratrappèrent, qu'ils me jetèrent par terre... Ils ne tardèrent guère à déchirer mon corsage, à relever mes jupons. L'un d'eux demanda aux autres de bien vouloir me tenir par tere, et commença à déboutonner son pantalon. Là, j'eus une peur bleue, j'eus la trouille de ma vie. En voyant son sexe se rapprocher de mon entrejambe, de mon intimité; je commençais à hurler, à me débattre... Cependant, je sus très bien au fond de moi que je ne pouvais rien faire: j'étais bien trop faible pour résister à la force de trois hommes.

Je fermais encore une fois les yeux. Je craignais la suite des évènements, ce qu'il pourrait m'arriver...

Je ne cessais de me battre, de jeter mes bras et mes jambes dans n'importe quel sens afin d'essayer de faire du mal aux hommes qui me tenaient par terre... C'est alors que tout d'un coup, je sentis une sorte de voile recouvrir le ciel; une sorte d'ange descendre...

J'ouvris mes yeux, et vis mon fée sombre descendre du ciel, vêtu de noir et un cape rouge. Son visage était transformé de rage! C'est alors que je tombais dans l'inconscience.

Tout doucement, je repris conscience. Mon fée était penchée sur moi: il m'avait sauvé!

T'imagines-tu, Marie? C'est un véritable fée qui m'a sauvé de ces criminels, de ces voyous...
Sur ce, je dois te laisser ma très chère, mais je te promets de te réécrire bientôt!

 

Bien à toi,

 

Caroline

Par Lotje_a - Publié dans : lettres - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 12:34

ange2910

L’innocent dit à la mort :

-          Pourquoi ne montrez-vous jamais votre visage ?

-          Pourquoi ma posez-vous une telle question ?

-          Parce que vous dissimulez toujours votre visage sous votre cape noire, et je suis curieux d’esprit.

-          Curieux, vous l’êtes oui, je dois le reconnaître. Vu que vous allez bientôt mourir, je vais vous répondre. Je suis biscornu.

-          Vous, biscornu ? Je ne le crois pas, montrez moi pour voir.

-          Pourquoi vous mentirai-je ?

-          Je ne sais pas, mais montrez moi donc votre visage pour prouver votre honnêteté ! »

Sur ce, la mort ôta son cape, et montra son visage diabolique au mourant. L’innocent s’écria alors :

-          « Que vous êtes laide ! »

La mort, indignée par ces paroles lui rétorqua farouchement :

-          « Ah ! Non ! C’est un peu court jeune homme !

Vous auriez pu dire… oh ! Diable ! … Bien des choses en somme…

En variant le ton, - par exemple, tenez :

Agressif : « moi, madame, si j’avais un tel visage,

Il faudrait sur le champ que je me l’arrache ! »

Amical : « Mais, remettez votre cache !

L’humanité aura une crise cardiaque en le voyant ! »

Descriptif : « c’est un roc, c’est une montagne insolite !

Que dis-je une montagne ? c’est un volcan ! »

Curieux : « quel âge avez-vous donc pour posséder un tel visage ?

Quel punition mérite une telle malédiction insolite ?

Gracieux : « Aimez-vous donc tant l’humanité,

Que fraternellement vous vous préoccupâtes

De leur cacher votre sale visage fâcheux ? »

Prévenant : « faites-vous faire un masque,

Afin de dissimuler vos traits disgracieux. »

Pédant : « l’animal seul, madame, qu’Aristophane

Appelle hippocampelepahntocamélos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »

Cavalier : « quoi l’amie, ce casque

Vraiment ? est à la mode ?

Pour effrayer l’ennemi,

C’est certainement très commode ! »

Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :

« le voilà donc ce visage qui des traits de sa maîtresse

A détruit l’harmonie ! les joues en rougissent, les traîtresses ! »

_ voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :

Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres

Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres

Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !

Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,

Me servir toutes ces folles plaisanteries,

Que vous n’en eussiez pas articulé le quart

De la moitié du commencement d’une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve,

Mais je ne permets pas qu’un autre mes les serve.

A présent, suivez-moi sur les indevinables chemins

De la mort certaine !

Plus une seconde à perdre sur cette miséreuse terre,

Vous venez avec moi, mon petit père ! 

Suivez-moi donc, moi, cet être biscornu

Suivez-moi jusqu’à l’enfer !»

Par Lotje_a - Publié dans : Poésie - Communauté : LE CASSE TETE DE LA SEMAINE
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 11:37

manga-3-peq

 

Ma très chère Marie,

 

Me voilà, prête à te dévoiler ce qui m'arriva le lendemain matin...

Aux premières lueurs de l'aube, je me réveillais. Je fus éblouie par la beauté de ce spectacle matinal. Ceci dit, je ne savais même pas que celui-ci allait être le dernier... Le dernier jusqu'à l'arrivée du cinéma en couleur... C'est une magnifique invention du XXème siècle, que tu n'as pas eu la chance de connaître malheureusement; mais revenons-en à cette vérité que j'ai à te dévoiler...

C'était donc l'aurore, semant l'or et l'ivoire à l'horizon qui m'éveilla. De ma cachette sous le pont, je vis l'azur de la Seine pollué par la France et ses cadavres... Je contemplais le Soleil...

Je vis cet astre doré commencer son oblique tour. Si j'avais été égyptienne, j'aurais cru voir Ra se lever avec son majestueux char en or; Ra, parti éclairer le monde pour ses loyaux sujets. J'aurais cru apercevoir ses divins chevaux couverts de flammes et de clarté galoper le long de l'horizon, de l'Est à l'Ouest.

Ô quel beau spectacle n'est-il pas: un levé de Soleil!

Déjà, l'enfant de la rue est éveillé et erre dans les rues de Paris à la recherche de quoi manger. J'étais seule à présent, entourée d'un monde hypoc rite et cruel que je connaissais à peine. Pour la première fois de ma vie, je compris ces enfants obligés de voler pour manger.

Au loin, mais plus proche qu'il ne paraît, j'entendis des oiseaux possèdant un noir ramage avec leurs cris perçants; des corbeaux avec leurs chants affamés au dessus de la ville à la recherche de quelque mort à emporter...

une confuse violence troubla ma pensée... J'avais faim, et mon ventre grondait pour me le faire savoir. Bientôt, j'errais dans les rues à mon tour, à la recherche de quelques mets à me mettre sous la dent. Malheureusement, je n'avais de sou, je n'avais pas de quoi payer.

J'errais dans les rues de Paris du XVIème siècle, le ventre vide...
Je contemplais Paris, comme si je ne 'lavais encore jamais vu: tous ces beaux bâtiments d'éternelle structure, beaux parcs et beaux jardins de la nature gardant toutes les splendeurs des fleurs et des ombrages verts. Certaines langues bien pendues disent qu'un certain Démon y rôde afin de défendre aux hivers d'en effacer jamais la belle et majestueuse peinture. Voyez ces dignes demeures de Roi à la divine architecture en cette ville de Paris, joyeuse et libertine!

Je finis par atteindre la cathédrale de la ville de la romance, la Notre-Dame au sen de laquelle je me refugiais pour prier le bien-être de mes parents dans l'au-delà. Je ne cessais de prier qu'à la fin de la journée. En effet, toute la journée, je l'ai passée devant la croix, agenouillée humblement au devant...

En me levant enfin, je vacillais. Je ne sentis plus mes jambes... Je finis toutefois par atteindre dignement les portes de la cathédrale, cette demeure du divin... Je sortis retrouver ma cachette au bord de la Seine, le berceau de la ville. Mais auparavant je partis retrouver l'opéra, espérant revoir mon sort surgir devant moi.

Tout ce temps déjà, ma très chère Marie, je semblais t'avoir oubliée. Je ne t'avais point oubliée, ma très chère amie, mais je ne voulais point abuser de ta légendaire gentillesse. Je savais que toi et ton époux avaient déjà du mal à joindre les deux bouts à la fin du moi, alors... Bien que la tentation ne manquait pas de t'informer de ma situation miséreuse.

Je ne voulais pas que tu me prennes en pitié, alors, je t'ai laissée un mot, mais pas d'adresse. Je t'ai dit que ma tante m'avait amenée avec elle. Je t'ai mentie, ma très chère, je t'ai mentie! Bien que j'ai quelques tantes, je n'en ai point une qui veuille bien me reconnaître. Je n'existe pas pour elles: je ne suis qu'une simple erreur. Alors, ma très chère amie, je me suis retrouvée toute seule sur le pavé...

à l'heure où je t'écris, on parle de SDF, c'est à dire des Sans Domicile FIxe. On ne se retrouve jamais à la rue par hasard... mais par une malheureuse concordance d'évènements fortuits: la mort de ma mère, puis celle de mon père, et l'accumulation de toutes sortes de dettes ont fait de moi un SDF à l'époque. On parlait alors de voyous, de vagabonds...

Je marchais dans les rues, sans but précis. On aurait pu croire que j'étais alors libre, libre de mes faits et gestes, immensément libre, or je ne l'étais pas. La grande Dame Solitude m'eut entre ses griffes et m'écrasait. Certes, le fardeau des dettes m'était ôtée, mais le poids de la Solitude fut encore plus lourd à porter.

Je savais que je ne reviendrais pas en arrière pourtant. Chaque pas m'éloignait de mon passé. Je n'avais aucune idée de ce que j'allais devenir, et cela me fit rire. Plutôt mourir que de me prostituer! Pourtant... pourtant, je voulais retrouver cet homme...

Ô ma très chère Marie, il ne faut que trois jours pour devenir un SDF convaincant. Heureusement que je ne suis jamais restée aussi longtemps sur le pavé! Qu'aurais-tu pensé de moi sinon, si tu m'avais croisé ainsi?

Je te laisse, car mon amour m'appelle à lui. Il a besoin de moi à ses côtés, et non en t'écrivant. Je t'écris pour soulager ce qui me reste de mon âme, pour te dévoiler la vérité qui me hante... Je te réécrirai bientôt ma chère amie.

 

Bien à toi,

 

Caroline

Par Lotje_a - Publié dans : lettres - Communauté : le rêve, l'art et l'écriture..
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