L'Europe

Publié le par Lotje_a

Pour le casse-tête de la semaine proposé par Lajemy, le sujet est l'Europe.

 

Je pourrai vous parlez de bien des choses concernant ce sujet. Etant Belge, habitant en France, la libre circulation au sein de l'Union Européenne m'a permis d'échapper à beaucoup de papelards. Pourtant, ce n'est point le libre échange européen que je vais décrire ici, bien au contraire. J'aimerai vous faire partager une nouvelle concernant la crise Européenne que j'ai écrite il y a plus d'un an. Bonne lecture à vous!

 

La peur

 

Héraclite d’Ephèse a dit que « des choses répandues au hasard, le plus belle ordre, l’ordre du monde », mais si c’était vrai, que le hasard fait la beauté, elle aurait toujours été à ses côtés, et non à souffrir de la cruelle solitude, et de cette crise qui hante le pays tout entier…

 

La force de Poséidon, la sagesse d’Athéna ! L’opposition de ces deux divinités ! Voilà ce qui monte des entrailles d’Athènes. Voilà ce que murmure l’acropole vieux de l’Antiquité grecque !

Avant, la ville était gouverné par l’ancienne démocratie, et la sagesse divine. Maintenant, dans la Grèce où j’habite actuellement, la crise fait rage.

C’est tellement dommage de perdre la beauté de la ville dans cette révolte dû aux mensonges de politiciens ! Le sort de la Grèce n’appartenait plus à la Grèce, mais à l’Europe, et au FMI. Voilà ce que devint ce monde mythique : oublié par le temps, et remplacé par la modernité…

 

C’est à l’automne 2009, le gouvernement du socialiste Georges Papandréou décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire de la Grèce – 12,7% du produit intérieur brut (PIB), et non 6% - les marchés perdent confiance. Or tout le système monétaire repose sur la confiance, si la confiance n’y est plus, une monnaie n’a plus de raison d’exister, car elle n’a plus de valeur.

En plus, d’après la règle européenne : il y a 3% du PIB prévu pour le déficit public, 60% du PIB pour la dette. Cette règle est instaurée depuis 17 ans, c'est-à-dire depuis 1993. Malheureusement, cette règle ne tint pas compte du fait que l’économie ne reste pas figé, donc, les règles économiques ne restent pas vrai pour toujours : les temps changent, et les règles doivent suivre…

Ô Athéna, déesse de cette capitale grecque, venez-nous en aide ! Donnez-nous la force de changer des règles européennes !

À cause de la défiance des investisseurs, les maisons de notations qu’on pourrait qualifier de Moires obligataires, de Moires notant le sort des obligations ; ont baissé la note de la dette grecque !

On a tout d’abord Fitch Ratings qu’on pourrait comparer à « la fileuse », « la belle vieille » Clotho ; parce que le sort des obligations grecques est d’abord passé entre ses mains, dans ses ordinateurs, dans ses feuilles de notation. En effet, le 8 décembre, Fitch Ratings dite Clotho, dégrade sa note financière pour la Grèce de A- à BBB+.

En deuxième lieu on a : Standards & Poor’s qu’on pourrait rapprocher de « la répartitrice » Lachésis. Lachésis est la Moire qui met le fil sur le fuseau. Ses vêtements sont quelques fois parsemés d’étoiles, et on la reconnait au grand nombre de fuseaux épars autour d’elle. Ses draperies sont couleur rose. C’est Clotho qui lui passe les fuseaux qu’elle a fait. C’est à la suite de la dégradation notifiée par Fitch Ratings, que Standard & Poor’s abaisse sa note de A- en BBB+  le 16 décembre; avant de mettre le problème de la valeur des obligations grecques au devant pour Moody’s.

En dernier lieu se trouve Moody’s: « l’Inévitable » Atropos. Cette vieille dame coupe impitoyablement le fil qui mesure la durée de la vie de chaque mortel. Elle est représentée comme la plus âgée des trois sœurs, avec un vêtement noir et lugubre ; près d’elle, on voit plusieurs pelotons de fil plus ou moins garnis, suivant la longueur, ou la brièveté de la vie mortelle qu’ils mesurent. C’est elle qui au final en finira avec la valeur en abaissant sa note de A1 à A2 le 22 décembre.

Ce sont ses maisons de notations, ces Moires qui en ont fini avec la confiance dans les obligations, ce sont elles à l’origine de la crise grecque !

Ô Athéna, protectrice de cette ville où je me trouve, toute triste de ma perte, et désespéré par cette crise dans laquelle je me trouve ; sauvez nous ! Je vous supplie : sauvez-nous !

Le 14 janvier, le gouvernement prévoit de ramener son déficit à 2,8% du PIB en 2012 afin de respecter le pacte de stabilité et de croissance. Mais de qui se moquent-ils ? Un peuple ne peut faire chuter son déficit aussi hâtivement ! Veulent-ils donc que le peuple crève de faim ?!

Athéna, vous-même avez offert la prospérité au peuple athénien, pourquoi n’êtes-vous pas là afin de sauver vos sujets ?

Le 20 janvier, les titres de la dette grecque, c'est-à-dire les obligations à 5 ans sont sursouscrites, mais le différentiel avec les taux allemands augmente. La Grèce ne peut donc plus emprunter, sinon avec des taux suicidaires. La Grèce doit avouer sa perte.

Mais qui est donc vraiment à l’origine de cette crise ? La Grèce certes, les établissements de notations certes… mais encore ? Goldman Sachs, établissement financier américain !

C’est le problème de la spéculation et les fameux Credit Defaults Swaps : CDS pour faire court.

Le problème de la Grèce, c’est dû aux CDS, l’outil de la spéculation. Le CDS est une assurance, un outil pratique, qui est contracté à titre privé afin de s’assurer contre un défaut de paiement de quelqu’un. Cependant, l’utilisation qu’on peut en faire peut s’avérer être dangereuse. L’acheteur d’un CDS doit payer chaque année une prime ; or plus le risque est élevé, plus la prime est élevée. Quand le débiteur présente un risque faible, les primes à payer sont faibles. Cependant : c’est un risque perçu !

Quand on achète des obligations, on peut souscrire à une assurance contre la perte de valeur de l’obligation, et c’est ce qu’a fait Goldman Sachs. La Grèce s’était tournée vers cette banque d’affaires aux Etats-Unis afin de recevoir de l’aide financièrement.

Malencontreusement, cette stratégie s’est avérée être néfaste, catastrophique même pour ce beau pays mythique.

En général, les acheteurs des CDS sont des Hedge Funds, et les banques d’affaires comme Goldman Sachs. Les vendeurs sont des grandes banques d’investissements, et des assureurs.

Ô Athéna, pourquoi existe-t-il des arnaqueurs ? Il y a partout dans ce monde des personnes qui arnaquent les assurances. On casse sa voiture afin de récupérer la prime. Mais après, on risque qu’aucune assurance ne veut encore le prendre. Malheureusement, sur les marchés financiers, on peut assurer une défaillance jusqu’à dix fois ; mais après se pose le problème de la faillite, la défaillance qu’il faut créer presque… car ainsi seulement, on touche le pactole !

Goldman Sachs en a profité : il a créé la crise grecque ! Il avait acheté des obligations grecque, et les avait assuré, car il connaissait le montant de la dette réelle ! Les CDS de leur côté, n’ont pas intérêt que les entreprises, les sociétés, les actions, les obligations font faillite.

Avec la défiance suite à la révélation de la véritable dette grecque, le CDS qui était de 1,2% en octobre 2009 de la valeur de l’obligation grecque a augmenté.

On peut s’assurer de 2 façons : sur la faillite, et sur la dépréciation de la valeur de l’obligation.

Il faut dire que le CDS en lui-même est très utile, mais on en fait une utilisation abusive.

Goldman Sachs a achetés pleins de CDS sur les obligations grecques, sans en acheter, puis a fait exploser la bulle spéculative, puis a revendu ses CDS, car les prix d’assurance ont explosés. En effet, avec la loi économique, si la demande est plus forte que l’offre, le prix augmente fortement.

Depuis la rentrée dans l’euro de la Grèce, ces coûts de production ont augmenté de 65% ! Pour la France de 33%, et pour l’Allemagne seulement de 5%. Je comprends pourquoi Angela MERKEL doit faire montrer que l’Allemagne laisse tomber, sans vraiment laisser tomber. Elle doit créer assez de peur dans l’esprit des grecques afin qu’ils fassent un réel effort. Il faut dire que mon pays ne compte « que » 6 millionnaires sur son territoire !

Je dois avouer que j’avais peur pour ma patrie, avec la politique de récession mise en place afin de tenter remédier à la dette, le gouvernement coupe court à la croissance à court terme ! J’ai peur, très peur pour mon pays. Je ne sais pas comment on peut sortir de cette crise infernale…

En plus, avec la politique de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui lutte contre l’inflation, et ne veut donc pas baisser la valeur de l’euro… Nous ne sommes pas sortis de l’auberge !

Athéna, vous qui nous avez donnez l’olivier afin d’assurer notre prospérité, que faites-vous donc afin de nous sauver à l’heure actuelle ?

 

J’aurais bien aimé parler de cette crise avec mes amis, mais ceux-ci ne me parlaient plus depuis quelque temps. J’aurais tant voulu leur dire :

-      « J’ai cette appréhension liée à la situation déplaisante qu’est la crise qui me hante. j’arrive à peine à dormir avec le manque de mon amour, et la crise. »

Mais ils n’étaient pas là afin de me réconforter, j’étais toute seule, loin de Leandros, loin de mes amis…

Assis sur mon lit, le regard perdu dans le vide, je pensais comment m’en sortir de cette crise infernale que traversa le pays, mais également de cette crise émotionnelle par la perte de Leandros que je traversais seule. Il y avait tant de questions qui restaient inexpliquées…

J’avais peur de ce que me réservait l’avenir, j’avais peur…

 

Le lendemain, la première chose qui attira mon attention fut la légende de la fondation de cette splendide ville d’Athènes…

Athènes, Athéna… je vous vénère depuis toujours, alors venez à mon secours je vous prie. Aidez-moi à vaincre ma peur !

Baruch Spinoza a dit que : « la peur ne peut se passer de l’espoir, et l’espoir de la peur ». Puis-je donc espérer de sortir intact de la crise ? Puis-je donc espérer retrouver Leandros un jour ?

 

 

Publié dans Nouvelles

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J


Bonsoir Lotje...  L'Europe, la Grèce était-elle prête pour y entrer... Vaste débat,  le pays depuis va mal, les gens baignent dans une crise indescriptible... Plus d'argent quelle
chose difficile à vivre où tout marche à l'argent... l'euro un mal pour la Grèce plus qu'un bien... Merci Lotje d'être passée chez moi... Belge habitant la France...  Bon choix
aussi !! Au plaisir, jill bonne soirée !



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L


Merci beaucoup d'être passée sur mon blog Jill, bonne soirée à toi, et au plaisir de vous relire.